• 1. Postillonnez, crachotez vos arêtes de poisson, vos restes de nourriture, et autres glaires en tout genre, rotez, renversez, cendrez sur la table et sur les tapis, jetez vos papiers gras, mettez en partout, partout, partout… C’est bien. Ca veut dire que vous vous régalez.

    2. Mangez de tout. Petit dèj étrange (et assez rebutant par 35°C à 7h du matin) : Eau opaque blanchâtre odeur et saveur calcaire, accompagnée de son filet de bœuf mariné dans sa sauce gélatine, avec un pain long frit plein d’huile.

    Pour de vrai, j'aime la cuisine chinoise, et les Chinois sont de fins gourmets sans le savoir, puisqu’ils ont essayé de manger sous toutes les formes tout ce qu’ils trouvaient, et encore plus que les Français. Comme par exemple des huîtres cuites à l’ail, ou de la salade bouillie, ou des cacahuètes cuites à l'eau. Les Occidentaux ont buté sur les insectes et les pattes de poulet, les Chinois pas, et ils ont bien raison (même si j’aurais moi-même du mal à m’y coller).

    Poulpe en brochette

     

    3. N'aimez pas les crêpes françaises. Ce n’est qu’au bout de 3 crêpes seulement pour 7 personnes, trois pauvres crêpes dont une pour moi, et ce n’est qu’après les avoir vu finir leur repas en nouilles et autres chinoiseries, que je me suis rendue compte que ma cuisine n’avait aucun succès (à part la confection qui les a beaucoup intéressés, ainsi que le moment où j’ai fait sauter les crêpes).

    J’y avais pourtant mis beaucoup d’amour :

    « Après-midi chaude sous le soleil du non-tropique. Je pars en expédition pour acheter de quoi faire des crêpes françaises à la famille de Chunhong ( bing gan). C’est là que je découvre avec joie un petit supermarché (超市 chaoshi – [tchao sheu]) qui vend tout plein de trucs, dont des « Chocolat magic cube toast crisp » avec un méga super dessin de Doraemon dessus (Doraemon le chat magique là : * ) Il faut que j’offre ça à mon frère.

     

     

    Sinon et bien j’ai sympathisé avec la vendeuse qui est allée acheter avec moi une poêle à … 2€ (20Yuan) A ce prix-là, demain j'ai le cancer.

     

    Prix des courses : 12€ environ poêle comprise (en France : poêle = 20€, courses 20€, prix : 40€) »

     

     

     

     

     

     

    La petite vendeuse de courses

     

     

    Méga selfie à Tianjin

    4. Picorez allègrement.

    Les Chinois n’ont ni entrée, ni plat principal, ni dessert, ni apéritif. C’est d’ailleurs difficile de leur faire comprendre ce que c’est avec le peu de mots que j’ai (ça n’est pas parce qu’ils acquiescent en rigolant qu’ils ont compris).
    Moult plats en pagaille sont disposés sur la table, et se sert qui veut comme il veut quand il veut.

     

    Une poule sur un mur, qui picote du pain dur, Picoti, Picota, lève la queue et puis s'en va !

     

    Picorage chinois
    Au milieu : Chunhong et moi. A gauche,
    姐姐grande soeur et妹妹 petite soeur, à droite un朋友 ami.
    Nourriture : Au centre, du poisson. A gauche, du pain plat de maïs

     

    5. N’accordez pas grande importance au repas familial. Contrairement au dîner proüte-proüte à la française, préparé par Maman et le verre de vin rouge 红酒 à la main, les Chinois posent les plats sur la table et mangent chacun leur tour, souvent deux par deux.

     

    Beau dessin

     

    Sauf en cas de repas organisé, où là, ça a de la gueule, avec plateau tournant toussa toussa :

     C'est lors de ce repas que j'ai découvert qu'on appelait les tantes non pas par "Tata Yoyo" (Yoyo = nom de la Tata) mais par Tata 1ère, Tata 2nde, Tata 3ème et Tata 4ème en fonction de leur ordre de naissance.一姨,二姨,三姨,四姨

     

    6. Soyez un bon Jiaozi-maker

    Ce sont les raviolis aux crevettes que vous mangez dans les restaurants chinois. En voici des faits maison.

     

     

    Séance de Jiaozi [tiao dzeu] (饺子) En bleu : roule la pâte. En noir à gauche : fait des petites galettes de pâte. En rayé : met de la farce dans les galettes et confectionne les Jiaozi finaux.

     

      Pinçage de raviolo.

     

     7. Ne buvez pas de lait cru: les Chinois ne le digèrent pas.

     

     8. Ne mangez plus jamais dans les restaurants Chinois parisiens, où le canard laqué est une grosse blague de viande osseuse trempée dans du glutamate sucré. Optez pour le vrai canard laqué à la peau croustillante dessus, fondante dessous, avec une petite chair sèche adoucie par la sauce noire sucrée-salée dans laquelle on la trempe avant de l’enrouler avec des légumes frais dans une galette de riz.

     

      

    Dépeçage du canard

     

     

    9. Commencez le repas par du 白酒baijiu (alcool de riz à 45°C), en vous levant toutes les 5 minutes pour trinquer (et dire « Bienvenue en Chine !» 欢迎在中国!) Puis finissez bien bourrés avec du 啤酒 pijiu (bière).

     

     

    Buvez notamment de la 青岛 [qingdao]. Ca signifie île verte. C’est la plus connue des marques de bière chinoises. L’autre jour un gars du Karaoké me demandait, très sûr de lui en grand amateur, de lui citer les bières que l’on buvait en France. Au nom de Heinekein et 1664, un point d’interrogation s’est dessiné sur son front.

    ?

     

    10. Mangez tout seul pour 6 personnes.

    D’abord parce que c’est copieux. Ensuite parce que c’est pas cher.

     


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  • ENTREE EN MATIERE

    Dans le métro tout le monde me regarde

    Le métro de Tianjin

    Après mon long voyage le long d'une des autoroutes qui bordent l'immeuble où j'habite et qui traversent Tianjin, j'ai enfin pu trouver le 麦东劳 (Mc Donald,[Maïdonglao]) dans lequel il y a le Wifi. Ici il fait rarement beau, mais j'ai quand même pu profiter jusqu'ici de deux jours de beau temps, le soleil peinant souvent à filtrer sous la couche crasse de pollution qui surplombe la ville. Je vous présente 春红Chunhong [Tchoun-H’ong], la chouette fille qui m’accueille 3 semaines chez elle :

     

    Tous les Chinois prennent toujours la pose comme ça :P

     

    Au restaurant à l'anniversaire de FengFeng

    Les Chinois sont des gens très chaleureux (热 情 reqing, [jeu-tsing]), qui font tout, tout, tout, et parfois trop pour nous. J'ai passé deux après-midi chez la Mama (妈 妈 mama) de ChunHong, où une chouette petite fenêtre sans vitre donne sur les toilettes, afin de rester directement en communion avec le monde extérieur dans les moments les plus humains de la vie. D'ailleurs Xinxin (心心 (littéralement "cœur cœur")), la petite de fille de Chunhong fait souvent pipi au milieu du salon.

     

     

    Xinxin

     

    Xinxin fait pipi et boit du Coca.

    ANECDOTE N°1

    Les Chinois aiment bien décorer leur porte.

    Les Chinois sont trop kitch. Ils aiment ce qui brille, (太多太多), ce qui se voit à des kilomètres à la ronde, les strass sur les vêtements, le serre-tête, le chouchou, les tongs, le vernis à ongle (pieds ET mains), sur les murs, les portes, les porte-clefs, les sacs, les coques de téléphone. Des strass partout. Et des affiches 福fu (bonheur) accrochées partout sur les murs, en rouge et doré, avec du relief, des découpages sophistiqués faits de pliages et de collages. Je compte pour l’instant 9 fu accrochés sur les murs de chez Chunhong (porte d’entrée inclue).

    Sachant qu’un 福 fu fait 30cm de diamètre, que Chunhong possède un appartement d’environ 100m², de hauteur 2m50, calculer le nombre de fu que l’on peut encore coller sur les murs.

    Autre truc kitch : les lumières. Dans le salon, les lustres sont des fleurs aux multiples couleurs (qui prennent très bien la poussière), les éclairages sont multicolores avec des effets d’ombre à la limite du clignotement.
    Mais c’est aussi ça qui fait que la Chine la nuit, c’est vraiment magique.

    ANECDOTE N°2

    Il n’y a pas beaucoup de voleurs en Chine. Peut-être que le gouvernement leur coupe les mains...? Chunhong met la clef sous son paillasson.

    ANECDOTE N°3
    Très peu de mots français viennent du Chinois, parmi eux, il y a : Ping Pong (乒乓Ping Pang), Typhon (台风TaïFeng), Kungfu et enfin...... mangue ! (芒果mang guo), chôse que j'ai découverte récemment.


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  • Je compte les secondes qui me séparent de Paris canicule et me rapproche de Tianjin canicule.
    Laissons derrière nous famille, amis, amoureux, octodon, petite chambre à peu près rangée, et lançons-nous fous que nous sommes dans l'aventure la plus flippante et la plus excitante qui soit... LA CHINE.

     

    Dans ma basse cour il y a ! Des poules, des coqs et des oies ! Tradidadadère <3

     

    Dans mon sac à dos il y a...

    Ma trousse
    Mon portefeuille avec ma carte bleue
    Mes écouteurs
    Ma boîte d'aquarelle
    Une règle
    Mon carnet recouvert de tissu jaune par les soins de Maman
    Le Larousse des expressions chinoises offert par Qing
    A sa droite le petit carnet rouge venu de Pékin offert par cette même personne (dans lequel je mettrai les nouveaux caractères)
    Ma boîte de crayons de couleur façon Florent Chavouet (clik)
    Le guide de TianJin gentiment prêté par Mme Guitton
    L'éternel guide du routard
    Le Zap Book de brouillon
    Mon portable,
    Mes lunettes de vue et de soleil...
    et C'EST PARTI MON KIKI pour l'embarquement.

    Ici non-présent : mon passeport qui est ci-dessus illuminé d'un magnifique visa chinois.

     

    La galèreuh pour avoireuh ce visaeuh

     

     

    Sur ces bonnes paroles à la MARCO POLO (à qui je demande de prier pour moi pauvre pécheresse), en m'aventurant sur la route de la soie (un peu plus rapidement que lui, je triche, je prends l'avion), je vous abandonne et je pleure ma mère de peur de mourir.

     

    Mais ça vaudra toujours mieux que de mourir dans mon lit.

    Because... --> BIG GIRLS DON'T CRY ! <--

     


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